En écrivant cet article j'ai l'impression d'enfoncer une porte ouverte. Mais bon, tant pis, j'ai une excuse, ces temps-ci je ne suis pas vraiment là (révision d'un partiel - finalement annulé - et de mon examen de code oblige).
Pourtant, le peu de fois où j'ai eu le temps de cliquer sur Hellocoton, j'ai remarqué qu'un sujet revenait souvent sur le tapis. D'ailleurs, c'est encore le cas aujourd'hui. Je veux parler des blogueuses qui écrivent en attendant un retour comme si c'était quelque chose de vital.
Je comprends que l'on puisse écrire en espérant être lue. Mais je ne comprends pas que l'on puisse considérer son blog comme étant une sorte de second métier, quelque chose de sérieux et d'important. Je suis surprise de voir des blogueuses s'indigner de "devoir" (j'insiste sur ce mot) créer l'évènement à travers des articles qui doivent absolument plaire aux autres ainsi que des concours divers et variés. Je suis peut être has-been sur ce coup là, mais pour moi, un blog c'est censé être avant tout un espace de création, de liberté d'expression, un défouloir, quelque chose qui doit servir avant tout son créateur. Bien sur, un blog est fait pour être lu (sinon on serait tous restés au journal intime à cadenas), mais à quel prix ? Je crois que l'on ouvre un blog pour pouvoir s'exprimer et partager, non pour être sur le devant de la scène, devenir une star du web, devenir celui ou celle que les autres doivent envier. Je crois que si l'on ouvre un blog dans le but d'être reconnu, alors il vaut mieux le fermer tout de suite. D'ailleurs, il me semble que c'est la même chose pour celui qui veut devenir écrivain. Il faut qu'il écrive parce qu'il a quelque chose à partager, non parce qu'il veut gagner du fric et passer au Grand Journal. Quelqu'un qui voudrait écrire dans ses conditions aurait de fortes chances de voir son livre finir comme papier toilette de secours dans les chiottes publiques. Non ?
Loin de moi l'idée de vouloir juger ces blogueurs et blogueuses qui se donnent tant de mal pour être number ouane de la blogosphère, c'est presque courageux de leur part, mais je pense que ces gens là devraient prendre du recul. Bien entendu, ce n'est qu'une incompréhension personnelle (et puis qui sait, peut être que dans quelques mois je tomberai aussi dans ce cercle infernal)(pitié, faites que non). Je serais ravie de recevoir l'avis de ces blogueurs et blogueuses en question, et je comprendrais que certains et certaines veuillent me lancer des tomates à la tronche (m'en fou, de toute façon vous savez pas qui je suis dans la vraie vie, les tomates virtuelles ne me font pas peur).
Pour finir, parce que ça me fait rire, et que ça me rappelle le lycée et les skyblogs foireux (ah merde, ça existe encore) :
Ça pique les yeux, hein ?






